La Sitelle torchepot
La Sittelle torchepot est un passereau mesurant de 12 à 14 cm de long, à la silhouette aisément reconnaissable. Son envergure peut atteindre 18 cm. Sédentaire, elle est présente sur tout le territoire français excepté en Corse où elle est remplacée par sa cousine la Sittelle corse. Mâle et femelle ont un plumage bleu ardoise sur le dessus et beige orangé sur le dessous, toutefois le mâle a les flancs roux plus intense que sa compagne.
SON HABITAT
La Sittelle fréquente les forêts de feuillus, les forêts mixtes et les taillis mais aussi les vergers et les jardins pourvus de grands arbres ou situés en lisière des bois. Elle s’aventure souvent jusqu’aux mangeoires. La Sittelle défend un large territoire surtout lorsqu’elle est en couple.
SON ALIMENTATION
La Sittelle se nourrit essentiellement de graines dures, de fruits à coques (noisettes, glands, noix, faines…) et de baies. Elle vient parfois aux mangeoires chercher des graines de tournesol, des cacahuètes ou des cerneaux de noix. Elle prend une ou plusieurs graines dans son bec et les emmène non loin de là afin de les décortiquer. Elle coince les plus récalcitrantes entre deux écorces de façon à en extraire plus facilement la partie nourricière. Son bec puissant est un outil très utile pour cette opération. Elle ne consomme pas toute la nourriture immédiatement mais en conserve une partie qu’elle cache pour des jours plus durs.
SON MODE DE VIE
La Sittelle circule le long des troncs et des branches, son corps compact plaqué contre l’arbre. Elle grimpe verticalement mais peut aussi se retourner et descendre la tête la première le long du tronc. Ce comportement unique chez notre avifaune est possible grâce à la forme de son corps et à ses courtes pattes puissantes. La Sittelle s’aventure aussi au sol en quête de graines.
SA REPRODUCTION
La saison des amours commence dès le mois de février chez les Sittelles. A cette époque, le mâle inspecte systématiquement tous les sites potentiels. La femelle choisit celui qui lui paraît le mieux et l’aménage. Le nid est situé dans une anfractuosité d’un tronc. La Sittelle peut aussi occuper une ancienne loge de Pic voire un nichoir. La particularité de la Sittelle est qu’elle maçonne l’entrée de son nid en appliquant de la boue (ou du crottin !) afin de l’adapter à sa taille. Son instinct la pousse à maçonner également l’entrée des nichoirs même s’ils sont à sa taille. C’est ce comportement qui lui a valu son nom de Torchepot. Le nid terminé, elle y dépose de 6 à 9 oeufs beiges tachetés de brun rouge qu’elle couve pendant deux semaines. La couvaison est une tâche qui revient en totalité à la femelle mais les jeunes sont nourris par les deux parents. Ils sortent du nid à environ 25 jours et n’y reviennent jamais. Ils sont encore alimentés quelques temps par leurs parents puis s’émancipent et partent à la recherche de leur propre territoire.
Nathalie Rousse (texte et illustration)
07-Fév-2011 19:27